Les Cendres violettes des Gingos revanchards

Added by Chroniques d'Atys over 8 years ago

Un.

Bagnard déçu de la Monarchie et de la Forêt. Il vendrait ses enfants pour quelques richesses. Ce fut une cible facile pour elle, elle qui possédait le pouvoir et qui le revendiquait. Le rallier à sa cause fut une chose facile.

Deux.

Fille de la beauté, cruelle comme les scorpions qui foulent la sciure. Son passé fut des plus cruels, forgeant ainsi un esprit machiavélique et manipulateur. Elle la trouva dans une meute de Gingos puants alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. La sauvagerie et la beauté en un seul être...

Trois.

Héritier d'un savoir qu'un seul homin sur Atys put déchiffrer, petit frère fou surprotégé. La folie faisait faire des horreurs aux homins, elle le savait.

Des dizaines.

Fourbes homins que ceux-là, reniant les Puissances pour embrasser la sienne.

Ensemble, ils formaient les Maraudeurs.

Elle sourit, regardant ces personnes agenouillées devant elle, soumises à sa volonté, elle, la fille du Varinx Noir, Seigneur Maraudeur des Anciennes Terres. Elle prononça quelques mots, et l'Ecarlate, derrière elle, hocha la tête et disparut pour rassembler les fidèles maraudeurs qui étaient dispersés dans les peuples, se mentant à eux-mêmes.

Son règne allait bientôt* débuter... Sur les Nouvelles Terres.

[*] HRP : Dimanche 8 novembre, à 21h, à la frontière du Désert et du Royaume.


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RE: Les Cendres violettes des Gingos revanchards - Added by Chroniques d'Atys over 8 years ago

Akilia Tempête de Cendres avait réuni les siens sur l’avant-poste de la Source Cachée.

Près d’elle se trouvaient, entre autres, trois maraudeurs tristement connus des peuples d’Atys : le Zoraï Nung Horongi, récemment condamné par les Zoraïs pour manipulation et recherches sur la goo et pour complot contre la Dysnatie de Cho, évadé alors qu’il se faisait juger à Fairhaven pour l’assassinat de l’ancien Gouverneur Still Wyler ; le Matis Rocho, kidnappeur de la Reine Lea, banni de la Forêt Matis par le Roi Yrkanis en personne ; la Fyros Mezix l’Ensorceleuse, recherchée dans le Désert pour meurtres avec préméditation, possédant un élevage de redoutables gingos apprivoisés.

C’est sur cet avant-poste que, des jours durant, les Maraudeurs édifièrent des tours et autres barricades, bien décidés à s’installer durablement dans le Désert Matis et, peu à peu, à se rapprocher d’Yrkanis la Royale… pour mieux la détruire et renverser son Roi.

Les fidèles Gingos de Mezix montaient la garde, le flair en alerte, prêts à fondre sur quiconque oserait s’approcher du repère des Maraudeurs.

Mais un tel campement ne pouvait pas passer longtemps inaperçu, et bientôt des homins surgirent de toutes parts. Certains avaient suivi jusque là la piste de Nung, d’autres celle de Mezix, d’autres avaient tout simplement répondu à l’appel des autorités, rapidement alertés par ce regroupement suspect.

Et bientôt, la grande bataille commença. Si les Maraudeurs l’emportaient, leur renommée grandirait et leurs rangs grossiraient peu à peu d’autres homins dissidents, n’ayant trouvé nulle part leur place en ce monde. Se montrer au grand jour dans toute leur force pour envahir la Forêt Matis semblaient encore un pari, mais Akilia Tempête de Cendres était sûre de la force des siens. Bientôt, les Maraudeurs des Cendres domineraient Atys et elle, Akilia, fille du Varinx Noir, règnerait sur l’Ecorce.

Les sorts fusaient de toutes parts, les armes s’entrechoquaient dans des bruits sourds, les hurlements des gingos déchaînés déchiraient les tympans.

A plusieurs reprises, les homins, désunis, furent repoussés et les Maraudeurs victorieux riaient devant tant de faiblesse et d’inefficacité.

Mais c’est dans la difficulté que l’homin sait trouver la force de se surpasser. Bientôt, ce fut une armée décidée et organisée qui fondit sur le camp, faisant reculer peu à peu les gardes noirs maraudeurs, poussant Akilia et les siens dans leurs derniers retranchements.

Enfin, alors que le ciel s’enflammait de mille nuances orangées, un immense cri de victoire s’éleva dans les airs : les maraudeurs étaient vaincus !

Les corps sans vie de certains Maraudeurs restèrent au sol, définitivement privés de leur graine de vie. D’autres, tels Akilia, Rocho et Mezix, fermèrent en catastrophe leurs doigts sur un petit objet avant de disparaître vers d’autres lieux, non sans avoir clamé leur fureur et promis de revenir.

Tout semblait si calme… Comment croire que, durant des heures et des heures, une terrible bataille avait eu lieu ici ? Et pourtant, les homins venaient bel et bien de mettre à terre une armée qui aurait pu être capable de tout renverser sur son passage, si elle avait eu l’occasion de se renforcer davantage.

Soignant leurs plaies, échangeant leurs impressions, nombreux furent ceux qui restèrent sur place une partie de la nuit, surveillant l’horizon, comme pour s’assurer que c’était bien vrai, qu’Akilia et les siens n’allaient pas réapparaître dans des rires démoniaques, précédés d’une horde de gingos furieux.

Mais c’était bien fini. Les Maraudeurs étaient défaits, et leurs rangs avaient subi des pertes inestimables.

Nung Horongi en personne gisait là, devant des Zoraïs incrédules. Ainsi donc, c’était ici que s’achevait la vie de cet énigmatique homins si recherché ? Le cœur des présents était partagé entre la joie de le voir enfin mort et de voir ainsi ses crimes vengés, et la déception de le voir partir sans qu’il ait donné de réponses…

Nung, dis-nous ? La Dynastie Cho est-elle vraiment une usurpatrice, comme tu l’affirmais lors de ton procès ? Pourquoi avoir tué Still Wyler ? Et d’ailleurs, était-ce le gouverneur tryker ou bien Mabreka Cho qui était visé par la flèche empoisonnée le soir de la signature du traité de paix ? Tant de questions cruciales aujourd’hui sans réponse… Nung, nous voulons savoir…

La nuit était tombée depuis longtemps sur la source Cachée. Autour du corps sans vie du Zoraï, des murmures s’élevaient : fallait-il le ramener dans la jungle pour l’enterrer dignement ? Il avait certes été Maraudeur, mais il était avant tout Zoraï…

L’Hominité et ses valeurs reprenaient leurs droits, la vie continuait…